Relais pétition : M. Tajani, mettez fin au harcèlement sexuel au Parlement européen #MeTooEU

mercredi 7 mars

Nous relayons cette pétition "M. Tajani, mettez fin au harcèlement sexuel au Parlement européen #MeTooEU" que vous pourrez signer en ligne en suivant ce lien : https://www.change.org/p/mettez-fin-au-harc%C3%A8lement-sexuel-au-parlement-europ%C3%A9en-metooeu

Il y a régulièrement des agressions sexuelles au Parlement européen. Le sexisme et la violence sexuelle sont visibles partout dans nos sociétés. C’est toujours une question de pouvoir. Des hommes qui ont une influence politique – ou d’autres qui prétendent en avoir une – abusent de leurs positions pour faire des commentaires sexistes ou pour harceler des femmes sans être punis.
En réaction à la campagne #MeToo (« moi aussi »), certaines collègues ont évoqué leurs propres expériences : avoir été attrapées, suivies ou harcelées par des eurodéputés-hommes, mais aussi par des collègues. La violence faite aux femmes est présente dans toutes les sphères de notre société. Nous ne pouvons pas l’accepter !
Je suis Édouard MARTIN, député européen, membre de la commission droits des femmes et égalité des genres au Parlement européen. Je suis compagnon, père, frère et fils et je ne supporte pas de savoir que des femmes doivent vivre dans un tel environnement.
C’est pourquoi, avec Terry REINTKE, nous avons lancé la campagne #MeTooEU avec le média féministe Period Brussels. Nous souhaitons :
1. Créer une atmosphère zéro-tolérance face aux violences de toutes formes qu’elles soient structurelles, sexuelles, physiques ou psychologiques.
2. Des peines et sanctions applicables pleinement et à la hauteur des faits reprochés aux responsables de violences.
3. La création d’un bureau central des plaintes pour rapporter des cas de harcèlement sexuel dans toutes les institutions de l’UE.
4. L’accès à une commission anti harcèlement indépendante et impartiale au sein du Parlement européen, qui ne reproduise pas les structures internes du pouvoir en ayant en son sein des eurodéputés.
5. La protection des victimes comme de leurs témoins par un statut de lanceur d’alerte et de la protection qui s’ensuit : les victimes comme ceux qui témoignent doivent être totalement assurés de leur anonymat et de la discrétion inhérente à leurs demandes.
6. Une aide psychologique pour les victimes : chaque institution doit avoir un bureau central avec des médecins, des assistants sociaux et des conseillers.
7. Une formation obligatoire sur le harcèlement sexuel et l’intimidation, mais aussi sur l’évaluation de l’existence et l’omniprésence de structures et de comportements patriarcaux, pour ceux qui sont en position de pouvoir.
8. Une formation et une information sur les droits à protéger offertes à tout le personnel du Parlement afin que puissent être reconnues plus facilement les situations de harcèlement sexuel.
Enfin, nous demandons à la Commission européenne de proposer une directive contre la violence faite aux femmes. Jusqu’alors, nous constatons un manque de volonté politique pour mettre fin à ce vide juridique. Chaque femme en Europe mérite une meilleure protection contre le harcèlement sexuel et les violences.
Le pouvoir ne peut pas être dévoyé de la sorte. Avec cette campagne, nous nous levons côte à côte avec toutes les femmes qui ont pris la parole. Justice doit être faite !