Question écrite n°04673 Madame PRUNAUD Christine : "Pénurie de gynécologues : le reflet de l’inégalité hommes/femmes face à la santé"

dimanche 22 avril

Bonjour, La Maison des femmes.22 relaie ici une question écrite de Madame Christine PRUNAUD, Sénatrice des Côtes d’Armor, intitulée : "Pénurie de gynécologues comme reflet de l’inégalité entre les femmes et les hommes face à la santé". Il s’agit de la question n° 04673 adressée à Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes elle sera publiée au Journal Officiel le 26/04/201.

Pénurie de gynécologues : le reflet de l’inégalité hommes/femmes face à la santé

Christine PRUNAUD

Mme Christine PRUNAUD, attire l’attention de Madame la Secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes sur l’inquiétante pénurie de gynécologues en Côtes d’Armor et dans notre pays.
D’après le Conseil National de l’Ordre des médecins, de 2007 à 2017 en Côtes d’Armor, nous observons une diminution de plus de la moitié des gynécologues. Actuellement nous comptons à peine 2 gynécologues pour 100 000 femmes, c’est inférieur à la moyenne nationale qui est déjà peu élevée et les prévisions ne feront qu’accentuer cette pénurie sur notre territoire. Cette situation dramatique reflète les inquiétudes nationales, pour la période 2007-2017 en France, c’est presque la moitié (-41,6%) de gynécologues en moins. D’ici 2025, on estime qu’ils ne seront plus que 531 (pour 1136 en activité aujourd’hui).
Cette pénurie, reflète une inégalité femmes/hommes face à la santé qui s’accentue chaque jour dans notre pays. Si les femmes ont des difficultés (temps d’attente pour obtenir un rendez-vous, consultations très éloignées du lieu de vie, tarifs exorbitants...) à assurer des suivis pour la prise de contraception, les frottis, l’accompagnement de la ménopause ou les troubles bénins, c’est leur santé qui est aujourd’hui en grave danger.
C’est pourquoi Madame Christine PRUNAUD lui demande si elle envisage des mesures pour que cette discipline dévouée à la santé des femmes ne vienne pas à disparaître dans notre pays.

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